Quelles sont les activités du C2N et de sa plateforme Instrumentation et sources d’ions ?
Laboratoire d’excellence de la recherche française, le C2N développe des recherches fondamentales et appliquées dans les domaines des matériaux, de la nanophotonique, de la nanoélectronique, des nanobio-technologies, des microsystèmes et des nanotechnologies. Il dispose de l’une des plus grandes centrales académiques de nanotechnologie en Europe. La plateforme du C2N utilise des ions rapides que l’on fait converger pour graver localement une cible, microélectronique notamment, avec une résolution d’environ 10 nanomètres. Ce « scalpel » sert à découper des circuits intégrés à très haute densité d’intégration pour la détection de défaillances, de problèmes de connexion ou d’architecture. Il s’agit d’une technologie pionnière en Europe qui est basée sur des sources d’ions plus stables que la norme, issues des recherches menées au C2N, qui ont permis d’imaginer nanoFIB, l’instrument de fabrication de nanostructures par faisceaux d’ions focalisés le plus performant de sa catégorie depuis 20 ans : il est commercialisé en Allemagne par Raith, le leader mondial des outils dédiés à la nanofabrication. Du côté des applications pour la recherche, la plateforme du C2N utilise les faisceaux d’ions focalisés par exemple pour modifier les interfaces des nanomatériaux, fabriquer des défauts artificiels en guise de substrats de croissance de nanofils de nitrure de galium pour le quantique, l’optique ou encore la génération de nanosources de lumière. Mon ambition est d’avoir toujours une avance de phase pour les applications des faisceaux d’ions focalisés et tenter de proposer des réponses au gros challenge en matière de technologies de fabrication : passer d’une approche top-down d’élaboration de structures à une approche bottom-up.